Cheung Chau Island, un petit bout de paradis.

Changement d'ambiance, direction une des nombreuses îles de Hong Kong : Cheung Chau. Le ciel bleu est idéal pour découvrir ce petit coin de paradis et la traversée en ferry ajoute au charme de la découverte. On ne cesse de découvrir de nouveaux îlots verdoyants et de croiser des embarcations flottant paisiblement sur le beau bleu de la Mer de Chine.
Je remarque les décorations rouges et jaunes des bateaux et les fanions accrochés sur le rivage.

Je scrute la côte, à la recherche d'une quelconque procession, sans succès. A peine débarquée, je découvre un grand panneau en chinois. Impossible de comprendre ce qui est inscrit, hormis les dates des 23 et 24 avril; zut, les festivités sont prévues demain !


Je me repère rapidement sur un plan, puis décide de longer la côte, à la recherche des nombreux temples de l'île. Au bout de quelques mètres, je visite le marché aux poissons. J'ai du mal à reconnaître certaines de ces créatures aquatiques. Sur plusieurs étals, je vois ce que j'ai pu lire : des poissons tranchés en deux vivant, dont le coeur bat encore... En Chine, on pense en effet que plus on fait souffrir une bête au moment de sa mort, meilleure sera la chair. J'entends soudain de l'animation dans la rue. J'écourte ma visite pour suivre la musique et je rejoins rapidement une procession : des panneaux décorés, des offrandes, et même un lion. Arrivée au débarcadère, elle stoppe et le lion se lance dans une danse frénétique et acrobatique, au son des instruments : un tambour, des cymbales et un gong qui suivent le rythme de ses mouvements. Les danseurs, généralement des pratiquants de kung Fu, sont d'une habileté remarquable. Un homme m'aborde et m'explique qu'il s'agit des festivités en l'honneur de la Déesse de la mer, Tin Hau; ceci explique les préparatifs au temple de Tin Hau la veille... Il m'invite à les rejoindre à l'autre bout de l'île, où les danses vont se poursuivre. Le lion reprend sa danse pour monter sur un bateau. Une fois installé, il se tourne vers moi et continue sa danse endiablée. Au bout de quelques minutes, le bateau prend le large, le lion, les panneaux et les offrandes à son bord. Je longe le mer pour les rejoindre, je ne sais pas exactement où ils se rendent.

Danse du lion

En chemin, je m'arrête aux nombreux autels disposés à l'extérieur ou dans les temples et je croise la route de gens chargés d'offrandes... parfois vivantes. Il semble que chaque groupe familial ou associatif rivalise d'offrandes ou d'animations pour offrir la plus belle procession. Les statues de Tin Hau ont été parées de leurs plus beaux atours et certains temples ont été richement décorés.

Même les bateaux arborent leur tenue de fête et j'admire la baie cerclée de tous ces îlots pendant ma longue marche vers le temple principal. Au loin, j'aperçois le lion dansant sur son bateau, avant que tout ce petit monde descende à terre. A mon arrivée, je retrouve le lion se prosternant devant l'autel et une profusion d'offrandes a été disposée sur une grande terrasse dominant la mer. Des hommes lancent des sortes d'osselets, sous les exclamations des spectateurs : jeu d'adresse ou autre façon de prédire l'avenir, je ne le saurai que quelques années plus tard en Birmanie. Cela sert à la divination.

C'est maintenant l'heure pour le lion de se reposer et je suis le conseil de me diriger vers les hauteurs et des grottes mystérieuses. Le paysage, ressemblant un peu aux plages des Seychelles avec d'horribles escaliers métalliques en plus, ainsi que le chant des cigales, me charment tellement que je décide de me baigner dans cet endroit... totalement désert ! Je ne pouvais pas rêver mieux pour apaiser la chaleur de cette journée.

Au bout de quelques heures, le calme est rompu par l'arrivée de touristes chinois et je décide de poursuivre un peu le chemin. J'arrive aux grottes, un étroit passage tout noir qui plonge dans les rochers avant de former un étroit boyau. Bien que d'autres touristes me proposent de les accompagner, munis de leur guide, je préfère m'en abstenir... Je retourne vers le temple, où le lion a cédé la place à un spectacle d'opéra cantonais. J'ai de la chance car j'ai hésité la veille à me rendre à un de ces spectacles pour touristes... J'ai beau ne rien y comprendre, la beauté des costumes, la lenteur des gestes et les sons étranges de la musique me ravissent et je m'attarde un moment, avant de repartir vers les hauteurs.

Opera cantonais

Une longue et belle randonnée m'attend pour faire le tour de l'île, entrecoupée de visions de cimetières à la vue imprenable, de beaux jardins au kiosque coloré, de temples de bord de mer, d'improbables quartiers isolés dans les hauteurs et aux villas cossues, de vues plongeantes sur la Mer de Chine et les gros cailloux joliment érodés, de pavillons chinois servant de point de vue, de végétation exubérante. Cette île est un véritable enchantement.

Avant de me restaurer et de quitter ce petit coin de paradis, je vais voir le dernier temple de l'île et me perds dans le lacis des ruelles du quartier populaire. Ici aussi on a disposé de jolis autels et des offrandes dans chaque recoin...

Les photos de Cheung chau Island

Stéphanie LANGLET sur Google+

Chine Hong Kong

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