Prambanan et Borobudur.

Guesthouse à Borobudur : Lotus II.

Avant de rejoindre Valérie à Borobudur, je décide d'aller à Prambanan. Il me faut prendre un bus de la ville puis un bémo, ces petites camionnettes locales. Etrange expérience puisque je me retrouve dans un bus au rabatteur des plus insistants et directs, qui s'extasie devant une certaine partie de mon anatomie devant plusieurs femmes complètement hilares. Nouvelle hilarité du chauffeur de bémo lorsque je lui présente mon billet de 500 roupies. Hé oui, on peut être touriste et connaître les prix! J'ai le droit à la place d'honneur, à côté du chauffeur, pour le plus grand bonheur des passants et des autres voitures. Je commence à réaliser qu'une femme à la peau aussi blanche relève de la curiosité à Java...
Prambanan est une merveille architecturale de l'art hindouiste. Civa, Vishnu, Brahma et Ganesh y occupent une place de choix, au pied du volcan Merapi. Malheureusement, depuis le dernier tremblement de terre, des barrières empêchent d'accéder aux différents temples.
Je reprends un bémo puis un bus climatisé avec télévision pour me rendre à Borobudur. A la télé, de jeunes femmes aux cheveux roses ou bleus et aux tenues moulantes, chantent et dansent de façon très lascive. C'est la nouvelle Indonésie, celle de l'après-électricité... Soudain, j'aperçois une autre fessettes (excusez le mauvais jeu de mots) de l'Indonésie : un homme se promène, nu, en pleine ville. Je n'ose pas me retourner pour voir s'il porte un pagne...
A Borobudur, j'ai du mal à me débarrasser d'un chauffeur de beçak (cyclo-pousse à trois roues) et je me rends directement à l'auberge où Valérie s'est installée. On m'annonce que tout est complet. C'était sans compter sur la prévenance de Valérie qui a annoncé mon arrivée. Après un peu de repos, je fais enfin la connaissance de Valérie et nous dégustons un délicieux tonseng goreng (plat à base de riz, de champignons frits et de mouton) dans un warung au bord de la route, pour 10 000 roupies. Les amis de Jack-Pryiana, le propriétaire de l'auberge, nous emmènent ensuite en scooter passer un moment dans un magnifique temple de la région. Une immense et magnifique statue de bouddha est encadrée de deux statues moins grandes mais tout aussi belles. Quelques offrandes et de l'encens rendent le lieu d'autant plus apaisant. Nous découvrons un autre temple. En tout, neuf temples s'alignent en direction du volcan Mérapi. La présence du volcan explique la richesse de la terre et des cultures dans les environs.
Le lendemain, le réveil matinal est difficile mais les garçons ont prévu de nous emmener voir le lever du soleil depuis une colline qui domine le temple de Borobudur. Nous découvrons petit à petit Borobudur, entourés d'une végétation luxuriante et du chant des oiseaux. On aperçoit même la fumée du Mérapi. C'est le volcan le plus actif de Java et un des 10 plus dangereux du monde, objet de vénération mais aussi de crainte puisque des alertes sont souvent déclenchées. Tant qu'il dégage de la fumée et des coulées de lave, tout va bien...
Nous redescendons tout en traversant de petits villages traditionnels entourés de forêts, de montagnes et de rizières.
Après une délicieuse crêpe à la banane et aux pommes, Jack me fait visiter sa collection d'antiquités. Il possède de très anciennes oeuvres d'art : statues en bronze, en pierre. Il me montre également une minuscule statuette en bronze, grande comme mon pouce et magnifiquement travaillée. Sa collection ira dans un monastère, où les moines en prendront soin. Il avait en effet fait don de sa première collection à un musée, qui n'en a pris aucun soin. Cet amoureux de l'art et de son pays, désireux de faire partager son savoir, ne peut qu'en être profondément déçu. Il a de grands projets pour Borobudur. Il aimerait y développer un tourisme équitable et culturel, tout en préservant du tourisme de masse... Il nous explique que chaque village est organisé en quartiers et en sections, où tout le monde se connaît et occupe une fonction précise, en plus de son travail habituel. Il y a les danseurs, les musiciens, le service de surveillance, etc. Lorsqu'une famille doit organiser une célébration, c'est toute la communauté qui participe aux préparatifs et au financement.
Hatta m'emmène ensuite découvrir le temple de Borobudur, le plus grand monument bouddhique du monde. Il m'explique que la forme du site correspond à la feuille de l'arbre sacré, le banian, sous lequel bouddha méditait. 1 600 000 blocs de pierre volcanique, l'andésite, ont été necessaires pour construire le monument. Les bas-reliefs ont été taillés sur place et servaient d'enseignement à la lecture et l'histoire de bouddha. Ils se découvrent en faisant le tour du momument dans le sens des aiguilles d'une montre. La montée se fait par des marches de différentes hauteurs, d'abord très hautes pour symboliser la difficulté de l'ascension spirituelle, du détachement des choses matérielles et des désirs, ensuite plus petites car l'éveil spirituel devient plus aisé jusqu'à l'élévation ultime symbolisée par le stûpa central tout en haut. Le haut du monument est constitué de plusieurs terrasses circulaires, ornées de stûpas ajourés de losanges (en forme de cloche, symbole du mont Mérou, montagne sacrée des bouddhistes et hindouistes située dans l'Himalaya). Chaque stûpa renferme une statue de bouddha, dans différentes positions en fonction de son orientation géographique. Hatta me laisse ensuite me promener tranquillement, enfin tranquillement... Imaginez que je déteste me faire photographiée. A Yogya, des écolières en uniforme m'avait déjà sollicitée pour des photos avec moi. Ce n'était rien à côté de Borobudur. Tous les Indonésiens munis d'un appareil photo ont voulu une photo de moi ou avec moi. J'ai même eu le droit à la bise de certaines, contentes de me recroiser plusieurs fois "we are so lucky. You must be a popstar or a top model in your country!" Evidemment, j'étais morte de rire et enchantée d'égayer ainsi leur visite. J'ai également pu participer à la dégustation d'offrandes thaïlandaises, au sommet de l'édifice.
Hatta m'emmène ensuite assister au coucher du soleil sur des rizières en étages magnifiquement gorgées d'eau. La vision du soleil se reflétant sur l'eau et la diversité des cultures sont un magnifique spectacle.
Indonésie Septembre 2007 173
Nous retournons ensuite au même warung que la veille, avant de partir voir un spectacle de transe. A peine arrivées, on nous traîte en "special guests". Des sièges sont libérés pour nous dans les tribunes au premier rang et nous assistons à un splendide spectacle haut en couleur. La transe consiste en une musique d'abord lente qui va en s'accélérant pour provoquer la transe. Nous sommes les deux seules touristes présentes et tout le monde nous offre à boire, manger et nous sommes même invitées à partager le repas du chanteur, des musiciens et danseurs. Et devinez qui a dû descendre danser devant tout ce petit monde?...
Après une journée aussi longue et riche en émotions, nous décidons de partir le lendemain. Nous visitons Amanjiwo, l'hôtel de luxe où travaille Jack, avant de regagner Yogya.
Before joining Valerie in Borobudur, I decide to go in Prambanan. It is necessary to take a bus of the city then a bémo, these small local vans. Strange experience since I'm in a bus with the most insistent and direct beater I ever seen, which extasy in front of a certain part of my anatomy in front of several completely hilarious women. New hilarity of the driver of bémo when I present my ticket of 500 rupees to him. Yeah, one can be tourist and know the prices! I have the place of honor, beside the driver, for the greatest happiness of the walkers and other cars. I start to understand that a woman with a so white skin is a curiosity in Java... Prambanan is an architectural wonder of hindouist art. Civa, Vishnu, Brahma and Ganesh occupy a place of choice there, at the foot of the Merapi volcano. Unfortunately, since the last earthquake, the barriers prevent from reaching the various temples.
I take again a bémo then a air-conditioned bus with television to return to Borobudur. On TV, young women with pink or blue hair and moulding dresses, sing and dance in a very lascive way. It is the new Indonesia, this one of "after-electricity"... It's difficult to get rid of a driver of beçak (trishaw with three wheels) and I go directly to the hotel where Valerie settled. That is complete. But it was without counting on the attention of Valerie who announced my arrival. After a little rest, I finally meet Valerie and we taste a delicious tonseng goreng (flat containing rice, fried mushrooms and sheep) in a warung at the edge of the road, for 10 000 rupees. The friends of Jack-Pryiana, the owner of the hotel, then drive us to spend one moment in a splendid temple of the area. Immense and splendid statue of Buddha is framed of two less large statues but quite as beautiful. Some offerings and the incense do the place alleviating. We discover another temple. Nine temples are aligned in direction of the Mérapi volcano. The presence of the volcano explains the richness of the ground and the cultures in the surroundings.
The following day, the morning alarm clock is difficult but the boys envisaged to take us along to see the sunrise since a hill which dominates the temple of Borobudur. We discover Borobudur gradually, surrounded of a luxuriant vegetation and song of the birds. One sees even the smoke of Mérapi. It is the most active volcano of Java and one of 10 more dangerous of the world, object of veneration but also of fear since alarms are often given. As long as it releases from the smoke and lava flow, all is well... We go down again while crossing small traditional villages surrounded of forests, mountains and rice plantations. After a delicious pancake with banana and apples, Jack makes me visit his collection of antiquities. He has very old works of art: stone, bronze statues. He also shows me a tiny bronze statuette, large like my inch and magnificiently worked. Its collection will go in a monastery, where the monks will take care of it. He had indeed made gift of his first collection to a museum, which did not take any care of it. This in love with art and his country, eager to share his knowledge, can only be deeply disappointed of it. He has great projects for Borobudur. He would like to develop equitable and cultural tourism here, while preserving from mass tourism... It explains us why each village is organized in districts and sections, where everyone knows the others and occupies a precise function, in more of his usual work. There are the dancers, the musicians, the security service, etc. When a family must organize a celebration, it is all the community which takes part in the preparations and the financing. Hatta then takes me along to discover the temple of Borobudur, the largest Buddhist monument of the world. It explains me why the form of the site corresponds to the sheet of the crowned tree, the banian, under which Buddha meditated. 1 600 000 blocks of volcanic stone, the andesite, were necessary to build the monument. The low-reliefs were cut on the spot and were used as teaching with the reading and the history of Buddha. They are discovered by making the turn of momument in the direction of the needles of a watch. The rise is made by steps of various heights, initially very high to symbolize the difficulty of the spiritual rise, detachment of the material things and desires, then smaller because the spiritual awakening becomes easier until the ultimate rise symbolized by the central stûpa in top. The top of the monument consists of several circular terraces, decorated openwork stûpas of rhombuses (in the shape of bell, symbol of the Mérou mount, crowned mountain of the Buddhists and hindouists located in the Himalayas). Each stûpa contains a statue of Buddha, in various positions according to its geographical orientation. Hatta then lets me walking quietly, well quietly... Imagine that I hate to be photographed. In Yogya, schoolgirls in uniform had already requested me for pictures with me. It was nothing beside Borobudur. All Indonesians provided with a camera wanted a picture of me or with me. I even had the kiss of some, glad to meet me several times "we are so lucky. You must Be a popstar or a top model in your country!" Obviously, I died of laughing and happy to brighten their visit thus. I also could take part in the tasting of thaï offerings, at the top of the building.
Hatta then takes me along to see magnificiently sunset on rice terraces full of water. The vision of the sun reflected on the water and the diversity of the cultures are a splendid spectacle. We eat then in the same warung as the day before, before leaving to see a spectacle of trance. Once arrived, one treat us as "special guests". Seats are released for us in the forefront of the platform and we attend a splendid colourful spectacle. Trance consists of an initially slow music which is accelerating to cause trance. We are the two only tourists present and everyone offers drinking, eating and we are even invited to share the meal of the singer, of the musicians and dancers. And guess which had to go down to dance in front of all this small world?...
After one day so long and rich in emotions, we decide to leave the following day. We visit Amanjiwo, the luxury hotel where Jack works, before returning in Yogya.
Stéphanie LANGLET sur Google+

Bali

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