De Jakarta à Yogyakarta

Dès les premières minutes, le ton est donné : ce voyage sera placé sous le signe des rencontres; celle de cet homme de ménage de l'aéroport de Roissy avec qui je parle de voyage; de Phil, mon nouvel ami routard et douanier; de Murillo, un bel éphèbe brésilien, auprès de qui les 10 heures de vol entre Doha et Jakarta passent très vite. J'en oublie même la désagréable fouille intégrale de mon sac à dos : "What is it?" "Contact lenses." "What is it?" "My toothbrush". Bien moins sympathique cette douane des Qatar...
Le premier contact avec Jakarta s'avère rapidement déstabilisante. Je me retrouve vite assaillie par une quirielle de propositions de transport et d'hébergement. Mon taxi m'emporte vers le quartier des routards, Jalan Jaksa, au mileu d'une circulation intense à gauche, et des petites échoppes que je prends pour un bidonville. Difficile de se départir de ses références occidentales! Je quitte le cadre rassurant de mon hôtel pour m'immiscer un temps dans cette étrange et odorante activité nocturne. Autour de moi, tout s'agite et je suis assaillie par les premières odeurs des typiques warungs, ces petites gargottes posées sur le trottoir.
Après une nuit réparatrice, je décide de marcher jusqu'à la gare et j'obtiens rapidement mon billet de train pour Bandung. Tout le monde s'efforce déjà de me faciliter le voyage. Je m'installe dans une confortable, climatisée et peu chaleureuse voiture de 1ère classe, direction le sud... Le contraste avec la moderne Jakarta est saisissant. Très rapidement, le paysage n'est fait que de magnifiques terrasses de rizières gorgées d'eau, de ponts suspendus, de cours d'eau, de petites maisons en tôle. Les champs s'animent de l'activité des paysans au chapeau conique. Malgré l'exubérance de la végétation, j'ai encore beaucoup de mal à réaliser que j'ai enfin concrétisé mon rêve d'Asie...
Bandung, "le Paris de Jakarta"... Pour traverser les voies, on me fait passer de train en train. La ville me paraît à taille humaine après la tentaculaire Jakarta. Pas un immeuble, peu de trottoirs et de voitures, la ville paraît plutôt agréable et l'accueil de l'hôtel est des plus chaleureux. Ce soir, "on va faire la java à Java". Un des employés de l'hôtel parle très bien Français et adore les mots d'argot. Après m'être perdue dans les rues de la ville et avoir été gentiment raccompagnée en moto, je prends mon premier vrai repas dans un warung de nourriture padang. Différents plats sont exposés dans la vitrine et il suffit de montrer ce que l'on souhaite. Je m'en sors pour l'exorbitante somme de 18 000 roupies... soit un peu plus de 1€ ! La soirée se passe tranquillement, entre discussions, ballades indonésiennes et occidentales à la guitare, et dégustation de vodka javanaise (vodka, boisson énergisante et tonic). On me choye, je suis la seule cliente de l'hôtel ce soir. Demain, ce sera néanmoins le départ pour Yogya.
From the first minutes, the tone is given: this travel will be placed under the sign of the meetings; the one of this cleaner of Roissy Airport with whom I speak about travel; of Phil, my new friend backpacker and customs officer; of Murillo, a beautiful Brazilian guy, near whom the 10 hours of flight between Doha and Jakarta pass very quickly. I even forget that unpleasant integral searching of my backpack: “What is it?” “Contact lenses.” “What is it?” “My toothbrush”. Much less sympathic these customs of Qatar…
The first contact with Jakarta is quickly destabilizing. I was quickly attacked by quirielle of proposals of transport and lodging. My taxi drives me towards the district of backpackers, Jalan Jaksa, in the middle of an intense circulation on the left, and small gravers which I take for a shantytown. Difficult to separate its Western references! I leave the reassuring framework of my hotel to involve a time in this strange and odorous night activity. Around me, everything is agitated and I am attacked by the first odors of typical warungs, these small gargottes posed on the pavement.
After a repairing night, I decide to walk to the railway station and I quickly obtain my train ticket for Bandung. Everyone already endeavours to facilitate my travel. I settle in a comfortable, air-conditioned and not very cordial car of 1st class, direction the south… Contrast with modern Jakarta seizing east. Very quickly, the landscape is only made of splendid rice terraces mouthfuls of water, suspension bridges, rivers, small sheet houses. The fields become animated with the activity of the peasants with conical hat. In spite of the exubérance of the vegetation, I have still much evil to realize that I finally concretized my dream of Asia…
Bandung, “Paris of Jakarta”… To cross the lines, one makes me pass from train to train. The city appears to me with human size after tentacular Jakarta. Not a building, few pavements and cars, the city appears rather pleasant and the reception of the hotel is more cordial. This evening, “one will make the java in Java”. One of the employees of the hotel speaks very quite French and adores the words of slang. After being lost in the streets of the city and to be nicely accompanied back on a motor bike, I take my first true meal in a warung of padang food. Various dishes are exposed in the window and it is enough to show what one wishes. I took a meal there for the exorbitant sum of 18 .000 rupees… is a little more of 1€! The evening quietly occurs, between discussions, Indonesian and Western ballades with the guitar, and Javanese vodka tasting (vodka, energisante drink and tonic). I am cherished, I am the only customer of the hotel this evening. Tomorrow, it will be nevertheless the departure for Yogya.    

Entre Jakarta et Bandung : https://skydrive.live.com/?cid=4391f06a356f4ffc&sc=photos#cid=4391F06A356F4FFC&id=4391F06A356F4FFC%213952&sc=photos

Stéphanie LANGLET sur Google+

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