Le Nord de Bali.

Le lendemain matin, j'ai la surprise de découvrir un véritable aquarium juste à quelques mètres du rivage devant notre bungalow. Est-ce l'effet de l'éthanol qui se prolonge? Sous mes yeux ébahis et dans une eau chaude et limpide, une myriade de grosses étoiles de mer bleues (c'était la première fois que j'en voyais), de coraux bleus, violets, pourpres, roses, jaunes, des poissons chirurgiens, perroquets, bref une explosion de couleurs dans quelques centimètres d'eau... Je passerais des heures à contempler ce spectacle mais malheureusement il nous faut reprendre la route...
La diversité des paysages me fait vite oublier ma tristesse de quitter Amed. A droite, le bleu turquoise de l'océan; à gauche, les cultures, palmiers et montagnes se succèdent, bientôt remplacées par un paysage semi-aride où les montagnes servent toujours de toile de fond. Puis c'est le retour d'une végétation exubérante : manguiers, papayers, rizières en terrasses bien vite à nouveau gorgées d'eau. On ne peut se lasser d'un tel spectacle, auquel les photos ne rendent malheureusement pas justice.
Indonésie Septembre 2007 544
Nous prenons de l'altitude et le paysage devient complètement différent. Toujours un écrin de volcans et de rizières, mais aussi des plantations de café, cacao, clous de girofle, de vanille, des vergers, des pins, des cascades, de la jungle...
Arrivées à Munduk en milieu d'après-midi, nous nous installons à l'hôtel Guru Ratna, où on nous indique un joli itinéraire de randonnée. Très vite, des enfants se joignent à nous et nous guident jusqu'à une première grande cascade. Leur joie de se promener avec nous est évidente et c'est un régal de les voir éclater de rire en se découvrant sur les écrans de nos appareils photos. Avec les plus grandes difficultés, je parviens à leur faire comprendre que j'aimerais les filmer pendant qu'ils chantent à nouveau une mélodie enfantine, ce qu'ils s'empressent de faire. Lorsqu'ils se voient à l'écran, leurs fous-rires couvrent complètement le son de leur mélodie! Nous continuons notre promenade, communiquant par quelques mots en anglais, balinais et par des signes. Les enfants nous quittent un à un, arrivés à leur domicile. A chaque arrêt, c'est avec une véritable surprise et un pincement au coeur que nous découvrons les conditions dans lesquels vivent ces enfants : au beau milieu de la jungle, sans autre moyen de locomotion que leurs jambes, dans des bâtisses faites de bois et de tôles sans aucun confort; et pourtant quelle joie de vivre évidente, encore une belle leçon de vie... Ma petite protégée, cette jolie balinaise si gracieuse, nous quitte la dernière, nous saluant d'une jolie pause de danseuse, sous les rires de ses parents.
Indonésie Septembre 2007 5721
Un peu plus loin, une autre adorable fillette nous accueille avec le sourire, bientôt rejointe par son petit frère et sa maman. Cette dernière est très fière de constater que nous trouvons ses enfants si beaux et de les voir sur nos écrans d'appareil.
Nous arrivons à une deuxième grande cascade. Le soleil commence à disparaître derrière les montagnes et il nous faut nous hâter si nous ne voulons pas finir la nuit au milieu des bruits et des bestioles inquiétantes de cette jungle soudain devenue un peu angoissante, d'autant que Valérie se demande si nous sommes toujours sur le bon chemin. Bientôt, nous voilà à la hauteur d'une bâtisse, où deux jeunes s'entraînent au tir. Ils nous interpellent gaiement, nous demandant où nous allons et nous indiquent que c'est le bon chemin. "See you later, miss!" Quant à nous, nous ne sommes pas pressées de les revoir avec leurs fusils! Un peu plus tard, nous créons l'animation auprès de quelques habitations isolées, avant de découvrir un des nombreux temples de la jungle. Bien qu'hindouïstes dans leur grande majorité, les Balinais mêlent de nombreuses croyances animistes à leur religion. Tous les six mois, on fête les animaux ou encore les plantes. Les éléments et la nature sont extrêmement respectés, à tel point que la plupart des Balinais préfèrent se laver dans la rivière plutôt que dans leur salle d'eau. Dans certains endroits, on peut encore trouver des "medecine men" et la croyance dans le mauvais oeil ou la magie noire est encore très vivace, ce qui peut surprendre sur une île aussi touristique que Bali. C'est que les Balinais ont su conserver leurs traditions malgré le modernisme galopant...
Guru Ratna et le délicieux dîner qui nous attend ne sont plus qu'à quelques pas.  
The next morning, I have the surprise to discover a genuine aquarium just at a few meters of the shore in front of our bungalow. Is it still the effect of the ethanol? Under my amazed eyes and in a hot and limpid water, a miriade of large blue starfishes (it was the first time that I saw some), of blue, purple, pink, yellow corrals, of surgeon fishes, parrots, in short an explosion of colors in a few centimetres of water... I would stay some hours to contemplate this spectacle but unfortunately we should take again the road... The diversity of the landscapes quickly makes me forget my sadness to leave Amed. On right-hand side, the turquoise blue of the ocean; on left, the cultures, palm trees and mountains succeed one another, soon replaced by a semi-arid landscape where the mountains are always used as back drop. Then it is the return of an exuberant vegetation: mango trees, papaw trees, rice terraces full of water. One cannot weary of such a spectacle, to which the photographs don't do unfortunately justice to.
We gain altitude and the landscape becomes completely different. Always a marvellous landscape of volcanos and rice plantations, but also of coffee plantations, cocoa, clove, vanilla, orchards, pines, cascades, jungle... Arrived at Munduk in the middle of the afternoon, we settle in the hotel Guru Ratna, where a pretty road of excursion is indicated to us. Very quickly, some children join us and guide us to a first large cascade. Their joy of walking with us is obvious and it is a treat to see them bursting of laughing while being discovered on the screens of our cameras. With the greatest difficulties, I manage to make them understand that I would like to film them while they sing a childish melody again, which they hasten to do. When they saw then on the screen, their uncontrollable laughs completely cover the sound of their melody! We continue our walk, communicating by some words in English, Balinese and by signs. The children leave us one by one, arrived at their house. At each stop, it is with a true surprise and a pinching in the heart that we discover the conditions under which these children live: in the beautiful middle of the jungle, without another transport that their legs, in wood and sheet metal houses without any comfort; and yet what an obvious joy of life! Still a beautiful lesson of life... My small protégé, this pretty and so gracious Balinese, leaves us the last, greeting us of a pretty pause of dancer, under the laughter of her parents.
A little further, another adorable young girl welcomes us with a smile, soon joined by her little brother and mom. Their mom is very proud to note that we find her children so beautiful and to see them on our screens. We arrive at a second large cascade. The sun starts to disappear behind the mountains and it is necessary for us to hasten if we do not want to finish the night in the middle of the noises and the worrying small beasts of this jungle suddenly become a little distressing; the more so as Valerie wonders whether we are always on the good way. Soon we are close to a house, where two young guys practices shooting. They call on us merrily, asking us where we go and indicate that it is the good way. "See you later, miss!" As for us, we are not in a hurry to meet them again with their rifles! A little later, we create animation in some isolated dwellings, before discovering one of the many temples of the jungle. Although hindouïsts in their great majority, the Balineses put many animist beliefs in their religion. Every six months, one celebrates the animals or the plants. The elements and nature are extremely respected, so much so that the majority of the Balineses prefer to wash them in the river rather than in their water room. In certain places, one can still find "medicine men" and the belief in the evil eye or the black magic is still very long-lived, which can surprise on an island as touristical as Bali. It is that the Balineses knew to preserve their traditions in spite of the galloping modernism...
Guru Ratna and the delicious dinner which awaits us are just in a few steps.

Les photos : https://skydrive.live.com/?cid=4391f06a356f4ffc&sc=photos#cid=4391F06A356F4FFC&id=4391F06A356F4FFC%214691&sc=photos

Stéphanie LANGLET sur Google+

Bali

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