Petite aparté sur les danses de transe.

Les curieux - qui ne se sont pas beaucoup manifestés Clin d'oeil - n'auront pas manqué de se demander en quoi peuvent bien constituer ces transes dont je parle dans mon billet sur Borobudur. Il est vrai que j'ai été un peu laconique sur le sujet...
La transe commence comme une danse classique : des musiciens, un chanteur, des danseurs costumés. Jusque là, rien de particulier. Les danseurs dansent un long moment, occupant toute la piste. Les deux principaux protagonistes simulent des combats, les autres faisant le plus souvent une ronde autour d'eux. Quand la musique s'accélère, cela devient un peu la débandade. Vient enfin le moment où les premiers possédés s'effondrent. Des hommes, chargés du bon déroulement de la transe, leur enlèvent leur masque en s'efforçant de les maintenir debouts et les arrosent de temps en temps. Une bassine remplie d'eau et de fleurs a en effet été apportée à cet effet. Ils leur font également manger toutes sortes de choses peu ragoutantes : bananes entières avec la peau, oranges sales et non pelées, feuilles et racines, etc. Certains possédés se tapent la tête sur des noix de coco. De temps à autre, un homme pose une main sur le front du possédé grimaçant et en furie. Ce geste a simplement pour but de le calmer et non de le sortir de sa transe. Les possédés, plus ou moins réels, sont portés, inanimés, hors de la piste, jusqu'à ce que la musique s'arrête. Ces danses peuvent durer toute la nuit les masques et les costumes se succédant...
J'avoue ne pas avoir saisi toutes les subtilités de ces danses. Peut-être, mon cher Hatta, pourras-tu compléter mon explication Sourire   
The curious - who have not shown much Clin d'oeil - will wonder what may be those trances which I speak in my story on Borobudur. It is true that I have been a bit vague on the subject ...
The trance began as a classical dance : musicians, singer, dressed dancers. For instant, nothing special. The dancers danced for a long time, occupying the entire runway. The two main protagonists simulate fighting, the others dancing around them. When the music accelerates, it becomes a little stampede. Finally, the moment when the first possesseds collapse. Men, responsible for the smooth running of the trance, remove their masks trying to keep them standing, and watering them from time to time. A tub of water and flowers has been made to that effect. The possesseds also eat all kinds of things a bit disgusting: banana with the skin, dirty and unpeeled oranges, leaves and roots, and so on. Some owned beat their head on coconuts. From time to time, a man places one hand on the forehead of a possessed grimacing and in fury. This gesture was simply intended to calm and not take it out of his trance. The possesseds, more or less real, are brought, inanimate, off the runway until the music stops. These dances can last all night long, masks and costumes succeeding ...
I admit not having seized all the subtleties of these dances. Perhaps, my dear Hatta, you'll be able to fill my explanation Sourire
Stéphanie LANGLET sur Google+

Bali

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