Ubud. Lecture à déconseiller aux mamans un peu trop inquiètes.

Comme certaines n'ont aucune pitié de ma fatigue post-travail, je n'ai d'autres choix que de continuer mon récit... Cette petite pause correspond également à un petit moment de flottement que nous avons connu à Bali après avoir vécu des moments aussi intenses sur la trépidante Java. Hé bien oui, j'avoue, le premier contact avec Bali nous a été très difficile. Je m'explique... Je ne vais pas revenir sur ce que nous avons vécu à Java, mais nous voici parties pour Bali. Un premier bémo nous emmène à Probolinggo, à travers un paysage de petits villages ayant tous un petit autel en pierre; cette région de Java est en effet hindouïste. A Probolinggo, l'attente se fait très longue. Comme nous avons donné des euros et dollars au responsable de la station de bus, collectionneur de monnaie étrangère, nous sommes invitées à boire un thé accompagné de cacahuètes et de gâteaux faits maison. Notre bus arrive enfin, après plusieurs heures de retard et nous longeons un splendide littoral bordé de montagnes, volcans et rizières, puis notre bus emprunte le ferry. Malgré l'heure tardive, Denpasar n'est qu'une étape et un bémo nous conduit à Ubud, patrie des chiens errants. Nous nous installons enfin à l'Alas hibiscus II, au milieu des rizières et du chant d'Ubud : grenouilles, coqs et cigales.
 Indonésie Septembre 2007 285
Le lendemain est consacré à divers achats et à la première découverte de la ville. Ici, nous avons le sentiment qu'il y a plus de touristes que de Balinais et on ne cesse de nous proposer transport et spectacles pour touristes. Les sourires ont laissé place à une certaine agressivité purement mercantile... Le soir, nous dégustons sur notre terrasse un délicieux plat à base de king prawns de l'étang du propriétaire de l'hôtel, Nyoman.
 Indonésie Septembre 2007 278
Nous engageons une conversation, qui finit trop vite à notre goût. Le service est pourtant plein d'attention : délicates offrandes déposées tous les matins, petit déjeuner chaque jour différent, mais bien trop discret. Le deuxième jour, je me lève tôt pour profiter du lever du soleil au chant d'Ubud. Pendant que Valérie va visiter l'hôtel haut de gamme où elle doit loger avec une amie, je décide d'aller prendre une photo depuis les rizières. Pantalon, t-shirt, chaussures de treck ouvertes, lunettes de soleil et appareil photos, me voilà parée... mais parée pour quoi?... Alors que je cherche à apercevoir une cascade dont j'entends le bruit, on m'interpelle par de grands "hellos". Un paysan plutôt agé arrive vers moi et me fait signe de le suivre. Je pense qu'il veut me guider près de la cascade. Qu'importe mes chaussures et l'eau des rizières, je me mets à le suivre et nous voilà partis pour une expédition de plus d'une heure à travers la forêt tropicale! 
 Indonésie Septembre 2007 290
Mon guide, qui ne parle que le Balinais, est très alerte et marche pieds nus. Quant à moi, je passe le plus clair de mon temps à m'agripper désespérément à la moindre liane ou plante pour réussir à le suivre. Bientôt, il me fait enlever mes chaussures pour traverser un cours d'eau. Comme il est très prévenant, il me les porte et oublie de me les rendre; me voilà obligée de marcher pieds nus dans la jungle! La casse-cou que je suis Clin d'oeil ne cesse de penser aux charmantes bestioles de cette luxuriante forêt et j'arrive enfin, au milieu de deux "bagus!" (beau!) à récupérer mes chaussures. Je sens bien que mon guide marche un peu au hasard et j'espère bien que nous n'aurons pas à rebrousser chemin... En grande habituée des forêts tropicales, je m'empare d'une branche pleine d'épines et mon guide m'essuie les bras sur sa chevelure; encore un moment surréaliste! Nous trouvons enfin un chemin praticable pour retraverser la rivière et je me retrouve une nouvelle fois marchant pieds nus sur l'inconnu. Il fait très chaud et mon guide m'essuie le plus naturellement du monde à l'aide de mon t-shirt. Il me fait de grands signes en me montrant soleil et cocotiers. J'en déduis qu'il me demande si j'accepte qu'il aille prier. Sa joie est évidente lorsque j'aquiesce et nous retournons à la civilisation : une petite cabane au milieu des rizières où quelques personnes fabriquent des pots. Je comprends vite mon erreur lorsque je vois le vieil homme grimper prestement dans un cocotier. Au lieu de prières, c'est à du jus et de la noix coco fraîche que j'ai droit. Mes hôtes s'esclaffent devant mes blessures. Mes bras et mes jambes ont été lascérés par la forêt et mon guide utilise une mixture verdatre pour me soigner. Je retourne enfin à l'hôtel, où Valérie m'attendait en se demandant où je pouvais bien être passée.
Nous partons nous installer dans un grand appartement, avant de faire une randonnée sur les crêtes de Campuan, au milieu de l'odeur des cigarettes aux clous de girofle. Le soir, nous dînons dans un warung padang...du moins Valérie dîne. Quant à moi, j'ai goûté d'un peu trop près la forêt tropicale et je passe une bonne partie de la nuit à être malade!
Demain, nous louerons une voiture avec chauffeur pour faire un petit tour de l'île quelques jours.
As some do not have any pity of my tiredness post-work, I have no other choice than continuing my story… This little break also corresponds to a small moment of hesitation we knew in Bali after having so intense moments on frenetic Java. Yeah, I must admit, the first contact with Bali was very difficult. I explain… I will not return on what we lived in Java, but here we are in Bali. A first bémo drives us to Probolinggo, through a landscape of small villages with small stone altar; this area of Java is indeed hindouïste. In Probolinggo, we have to wait a very long time. As we gave euros and dollars to the person in charge of the bus station, collector of foreign currency, we are invited to drink a tea accompanied by peanuts and made house cakes. Our bus finally arrives, after several hours of delay and we go along a splendid littoral bordered of mountains, volcanos and rice fields, then our bus takes the ferry. In spite of the late hour, Denpasar is only one stage and a bémo drives us to Ubud, fatherland of the wandering dogs. We settle finally in Alas hibiscus II, in the middle of the rice fields and the song of Ubud: frogs, cocks and cicadas.The following day is devoted to various purchases and first discovering of the city. Here, we have the feeling that there are more tourists than Balinese and one does not cease proposing transport and spectacles for tourists to us. The smiles left room to a certain purely mercantile aggressiveness… The evening, we taste on our terrace a delicious dish containing king prawns of the pond of the owner of the hotel, Nyoman.

We engage a conversation, which finishes too quickly according to our taste. The service is however full of attention: delicate offerings deposited every morning, breakfast different each day, but too discrete. The second day, I wake up early to benefit from the sunrise to the song of Ubud. While Valerie visits the top-of-the-range hotel where she must go with a friend, I decide to go to take a picture since the rice plantations. Trousers, tee-shirt, opened shoes of treck, sunglasses and camera, I'm ready… but ready for what? … Whereas I seek a cascade I hear, one calls me by loud “hellos”. A rather old farmer arrives towards me and asks me to follow him. I think that he wants to guide me close to the cascade. My shoes and the water of the rice plantations doesn't matter, I decide to follow him and we are ready for a trek of more than one hour through the tropical forest!

My guide, which speaks only Balinese, is very alert and walk naked feet. As for me, I spend most of my time to hopelessly clutch me with the least liana or plant to follow him. Soon, he makes me remove my shoes to cross a river. As he is very attentive, he carries it  and forget to give it me back; here I have to go naked feet in the jungle! The breakage-neck that I am do not cease thinking of the charming small beasts of this luxuriant forest and I arrive finally, in the middle of two “bagus!” (beautiful!) to recover my shoes. I feel well that my guide walks a little randomly and I hope well that we will not have to turn back… Like a big accustomed tropical forests, I seize a branch full with spines and my guide cleans my arms on his hair; still a surrealist moment! We find finally a practicable way to recross the river and I find myself once again walking naked feet on the unknown. The weather is very hot and my guide dries me the most naturally of the world using my tee-shirt. He makes me large signs by showing the sun and coconuts. I deduce from it that it asks to me whether I accept that he will pray. His joy is obvious when I say yes and we turn over to civilization: a small hut in the middle of the rice fields where some people manufacture pots. I quickly understand my error when I see the old man nimbly climbing in a coconut tree. Instead of prayers, it is with juice and fresh coconut. My hosts laughs of my wounds. My arms and my legs were hurt by the forest and my guide uses a greenish mixture to care me. I turn over finally to the hotel, where Valerie awaited me by wondering where I could have passed well.
We leave to settle in a large apartment, before making an excursion on the peaks of Campuan, in the middle of the smels of cloves cigarettes. On evening, we eat in a warung padang… at least Valerie eats. As for me, I was a little too close to the tropical forest and I pass a good part of the night to be sick!
Tomorrow, we will rent a driver to make a small turn around the island during a few days.

Les photos : https://skydrive.live.com/?cid=4391f06a356f4ffc&sc=photos#cid=4391F06A356F4FFC&id=4391F06A356F4FFC%214279&sc=photos

Stéphanie LANGLET sur Google+

Bali