Yogyakarta.

Départ en train à 8h pour Yogyakarta, communément surnommée "Yogya". Cette fois, j'ai pu obtenir un billet en 1ère classe économique et le voyage avec les Javanais pallie largement à l'absence de climatisation. Je voyage à côté d'un vieux monsieur qui me sert de guide et m'explique la diversité de ces magnifiques paysages. Je passe près de 6h à m'abreuver de la vision de ces rizières, volcans, montagnes, petits villages, ponts suspendus, de cette nature exubérante. Je réalise enfin que je suis à l'autre bout du monde...
Je me laisse guider jusqu'à mon hôtel, le Dewi homestay I, où ma chambre au lit à baldaquin ne me coûte que 40 000 roupies. La décoration ancienne, marquée par les stigmates du dernier tremblement de terre, est un pur délice. Le quartier, Sosro, du nom de la rue principale Jalan Sosrowijayan, est constitué d'étroites ruelles et venelles, dans lesquelles il est bien agréable de se perdre. Je me promène sur l'artère principale, Malioboro, et j'y déguste, installée sur un coussin dans la rue, la spécialité locale, le nasi gudeg, plat de riz accompagné de Jack fruit, pour 10 000 roupies.
Le lendemain, je décide de visiter le Kraton, le palais du sultan, au moment de la répétition de gamelan.
 
Alors que je me promène tranquillement, un des musiciens du gamelan vient discuter avec moi. Il est né au palais, comme ses ancêtres, et travaille pour le sultan, qui le loge en contrepartie. Il aime participer au gamelan, même si la tenue traditionnelle est difficile à supporter. Il m'explique que l'actuel sultan et sa femme sont bien malheureux car ils ont 5 enfants, uniquement des filles. L'anniversaire de l'une des princesses est justement le lendemain. Ses appartements sont donc en grand nettoyage et j'ai la chance de pouvoir les visiter, accompagnée de mon guide.
Indonésie Septembre 2007 033
Il m'emmène ensuite visiter le village royal, qui entoure le palais et est ceint d'une muraille. Environ 5 000 personnes vivent dans ce dédale de ruelles et de jardins magnifiquement entretenus. La plupart travaille de génération en génération pour le sultan. Nous dégustons quelques fruits achetés à un vendeur ambulant puis je découvre le travail minutieux des fabricants de marionnettes du wayang Kulit. L'artisan emploie de nombreux poinçons de tailles et formes différentes pour réaliser tous les trous sur de la peau de buffle préalablement découpée et trempée dans divers produits. Enfin, divers pigments naturels sont appliqués. Chaque couleur a une signification précise.
 
Je pars ensuite à la découverte du marché, où je négocie l'achat d'une statuette en bronze de divinité. Les odeurs d'épices sont un vrai régal pour les sens et je passe un moment à flâner, discuter, sentir, avant de me rendre au marché aux oiseaux. Celui-ci, très excentré, est particulièrement impressionnant par sa profusion d'étalages aux espèces parfois étonnantes. Les divers oiseaux y cotoient des "chats de décoration" (je me demande bien à quoi servent les autres...), d'adorables chiots, des serpents, scorpions, chauves-souris... Les odeurs et le manque d'hygiène ont raison de ma curiosité et je me laisse entraîner vers le château d'eau et la mosquée souterraine, après avoir admiré le coucher du soleil sur la ville. Le château d'eau était le lieu de baignade du sultan, de son épouse et de ses concubines.
 Indonésie Septembre 2007 039
La soirée se termine par un spectacle gratuit de wayang orang, des danses en costume, lors desquels le bien et le mal s'affrontent... et où accessoirement un acteur frôle une crémation bien involontaire!
Departure with the train at 8 for Yogyakarta, commonly called “Yogya”. This time, I could obtain a ticket in 1st economic class and the trip with the Javaneses mitigates largely the absence of air-conditioning. I travel beside an old Mister who explains the diversity of these splendid landscapes. I pass around 6 hours to admire rice fields, volcanos, mountains, small villages, bridges suspension, exuberant nature. I realize finally that I am in the other part of the world…
Someone guides me to my hotel, Dewi homestay I, where my room has a bed with baldachin costs me only 40.000 rupees. The ancient decoration, marked by the signs of the last earthquake, is a pure delight. The district, Sosro, of the principal street name Jalan Sosrowijayan, consists of narrow lanes and alleys, in which it is well agradable to lose itself. I walk on the principal artery, Malioboro, and I taste there, installed on a cushion in the street, the local speciality, the nasi gudeg, dish of rice accompanied by Jack fruit, for 10.000 rupees.
The following day, I decide to visit Kraton, the palace of the sultan, at the moment of the repetition of gamelan.
Whereas I walk quietly, one of the musicians of the gamelan comes to discuss with me. He was born in the palace, like his ancestors, and works for the sultan, who gives him a house. He likes to take part in the gamelan, even if the traditional behaviour is difficult to support. It explains me why the current sultan and his wife are quite unhappy because they have 5 children, only girls. The birthday of one of the princesses is precisely the following day. Her apartments are thus in great cleaning and I am likely to be able to visit them, accompanied by my guide.
It then takes me a long time to visit the royal village, which surrounds the palace. Approximately 5.000 people live in this maze of lanes and gardens magnificiently maintained. The majority work from generation to generation for the sultan. We taste some fruits bought to an itinerant salesman then I discover the meticulous work of the manufacturers of puppets of the wayang Kulit. The craftsman employs many punches of different size and form to carry out all the holes on skin of buffalo cut out beforehand and soaked in various products. Lastly, various natural pigments are applied. Each color has a precise signification.

I leave then to discovered the market, where I negotiate the purchase of a bronze statuette of divinity. The spice odors are a true treat for the senses and I spend one moment to stroll, discuss, smell, before returning to the market of the birds. This one, very far from the center, is particularly impressive by its profusion of astonishing species. The various birds coast along “cats of decoration” (I wonder what serve the others…), of adorable puppys, snakes, scorpions, bats… The odors and the lack of hygiene get the better of my curiosity and I let myself involve towards the water castle and the underground mosquee, after having admired the sunset on the city. The water castle was the place of bath for the sultan, his wife and concubines.

The evening ends with a free spectacle of wayang orang, dances in costume, where the good and the evil fight… and where incidentally an actor comes very close to quite involuntary cremation!

Stéphanie LANGLET sur Google+

Bali