Tamdaght et Aït Benhaddou.

Le petit-déjeuner tardif sur la terrasse devant l'hôtel fut des plus agréables. Alors que nous discutions, au soleil, des merveilles des environs, notre voisin de table, un conducteur de minibus manifestement très érudit, se mit à nous parler avec passion de son pays et des environs. Encore une belle rencontre ! Décidément, qu'il est bon de se laisser bercer par la découverte toute en douceur de ce pays.

Nous partons en fin de matinée vers le ksar de Tamdaght. Une fois de plus, les paysages sont magnifiques. Certains endroits me rappellent un peu la Cappadoce et ses cheminées de fée, mais là, j'ai en plus la chance de découvrir les nuances de couleurs de la pierre au soleil. Ibrahim nous avait conseillé de passer par les jardins à l'aller et de prendre la route au retour; mais nous abandonnons vite après avoir pris plusieurs bains de pieds dans le système d'irrigation ! Arrivées à proximité de la kasbah, nous décidons de la contourner par d'autres jardins remplis de palmiers et d'amandiers. Une heureuse idée car les vues sur la kasbah sont magnifiques et nous permettent de faire plein de magnifiques photos.


Un habitant de la kasbah nous la fait visiter, ainsi que son village. Cette kasbah, la première à avoir été construite par le pacha Glaoui, est superbement conservée et notre guide nous explique l'utilisation des différentes pièces. Nous repartons vers Aït Benhaddou, avec le vent qui nous pousse cette fois...

Direction le ksar d'Aït Benhaddou. Les vidéos d'internet étaient loin de la réalité. L'arrivée à proximité du site, et la traversée d'un petit oued, est époustouflante. Nous décidons de contourner la kasbah par la droite et commençons notre ascension. Nous nous attardons longuement dans la 2ème boutique visitée, une véritable caverne d'Ali Baba. Le jeune touareg nous invite à partager un thé à la menthe, tout en nous expliquant l'usage des objets étalés par terre et en nous parlant de ses voyages et de sa passion pour le désert. "Ma maman dit que j'ai le sable du désert dans les yeux"; je ne le contredirai pas, ses yeux ont une magnifique couleur dorée. Après une dernière explication sur les différentes fibules (broches berbères), nous quittons notre hôte pour continuer tant bien que mal notre ascension. Dans une autre boutique, nous voilà couvertes d'un chèche, mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attend au retour...

Nous arrivons enfin au sommet, après avoir dû visiter à peu près toutes les boutiques sur notre chemin... Le panorama est extraordinaire et la vision sur le village semble tout droit sortie d'un film hollywoodien.

 

Après avoir passé un long moment à contempler le paysage et à prendre des photos, nous redescendons et Mélanie décide de faire quelques achats à la boutique des chèches. Les achats terminés, les deux jeunes vendeurs décident de nous vêtir d'une djellaba pour faire des photos. D'abord la djellaba, puis le collier et enfin le diadème; ce qui nous a valu un sacré fou rire, ainsi qu'à nos hôtes et aux quelques touristes encore présents dans le secteur. Le début de la célébrité !

La soirée se passe aussi agréablement que la précédente, agrémentée de chants berbères, de ciel étoilé et de whisky berbère. Demain, nous partons pour le sud, enfin peut-être... 

Les photos : https://skydrive.live.com/?cid=4391f06a356f4ffc&sc=photos#cid=4391F06A356F4FFC&id=4391F06A356F4FFC%215647&sc=photos

Stéphanie LANGLET sur Google+

Maroc

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