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  • Mémoires d'une dame de cour dans la cité interdite de Jin Yi

    J'avoue avoir largement préféré les "Mémoires d'un eunuque dans la cité interdite", même si on y découvre les petites manies de l'impératrice Cixi.

  • Quézaco ?...

    A votre avis, qu'est-ce que ça peut bien être ?...

  • Funérailles célestes de Xinran

    L'histoire vraie d'une jeune chinoise exilée durant une vingtaine d'années au Tibet, à la recherche de son mari enrôlé dans l'armée. Ce livre a été l'occasion d'en apprendre encore un peu plus sur la coutume tibétaine des funérailles célestes dont j'ai déjà eu l'occasion de parler.

    "Quand un feu de branches de mûrier brûle pour le rite, il déroule une voie à cinq couleurs entre ciel et terre, pour attirer les esprits vers l'autel. Le cadavre devient une offrande aux esprits et nous les invoquons pour qu'ils emportent l'âme au ciel. La fumée attire les aigles, les vautours et autres animaux de proie sacrés, qui se nourrissent du cadavre. Ce rite se perpétue en imitation du Bouddha Sakyamuni, qui s'est offert en sacrifice aux tigres."

    "D'abord, on lave le corps, et on le rase, la tête et tout le corps. Puis on l'enveloppe dans un linceul de tissu blanc et on le place en position assise, la tête courbée sur les genoux. Quand un jour favorable a été choisi, un homme désigné porte le corps jusqu'à l'autel. Des lamas du monastère voisin viennent pour aider l'esprit sur son chemin, et tandis qu'ils psalmodient les textes sacrés qui libèrent l'âme du mort, le maître du rite souffle dans une trompe, allume le feu de mûrier pour convoquer les vautours et démembre le corps, en brisant les os dans un ordre prescrit par le rituel. Le corps est démembré de différentes façons, selon la cause de la mort, mais, quelle que soit la manière choisie, le travail de découpage doit être impeccable, sinon les démons viendraient voler l'esprit."

    "Comme les vautours préfèrent manger la chair sur les os, nous donnons d'abord les os aux oiseaux. Parfois nous mêlons à l'os cassé du beurre de yak. Si quelqu'un a consommé une grande quantité d'herbes médicinales, son corps en garde le goût et les vautours n'aiment pas ça. Le beurre et d'autres ajouts le rendent plus savoureux. Il est essentiel que le corps entier soit mangé. Sinon les démons s'emparent du cadavre."

    Comme je l'ai déjà précisé, ce rite perdure encore, notamment à langmusi dans l'ancienne province tibétaine de l'Amdo, où j'ai eu l'occasion de visiter le site de ces funérailles célestes.