Pour Binu et les autres, en guise de voeux pour 2010...

Il
existe un petit garçon sur cette planète, qui pour moi n'est pas comme
les autres. Il s'appelle Binu et nous nous sommes trouvés il y a
maintenant trois ans à l'occasion des fêtes de fin d'année. Il est né
le 28 janvier 2000 près de Nazirpur au Bangladesh. Il vit avec sa
famille élargie dans une maison construite en hauteur, faite de bambous
et de briques. Son village est inondé chaque année comme les deux tiers
du pays, et n'est accessible que par canot à moteur et motocyclette. Le
paysage plat est dominé par l'agriculture, et il fait en moyenne 25°C
tout au long de l'année. Les repas sont essentiellement constitués de
riz, de poisson, et d'un bol de lentilles, parfumés aux épices
multiples.

Binu
a une soeur. Il va à l'école et sa matière préférée est sa langue
maternelle, le bengali. Ses sports favoris sont le cricket et le
football. Il aime la musique et les cartes musicales qu'il reçoit de
France, les cartes postales avec de jolis paysages du monde. Quand on
le prend en photo, Binu se tient très droit et affiche un air grave sur
son joli visage.

Binu
est un des enfants bénéficiant du programme de parrainage de
l'Association "World Vision". Les 25 euros que l'Association reçoit
pour lui chaque mois (8,50€ après déduction fiscale) sont répartis
entre 4 domaines esssentiels à la vie :

-
accès à l'eau potable. Les conditions d'hygiène sous une chaleur humide
et avec des installations sanitaires insuffisantes entraînent une
propagation rapide des maladies, liées notamment à l'eau contaminée par
l'arsenic et première cause de mortalité infantile dans la région.

-
alimentation. En raison des inondations et de l'érosion des sols,
l'agriculture permet de plus en plus difficilement de subvenir aux
besoins d'une population croissante.


- soins médicaux. Outre les empoisonnements à l'arsenic, la diarrhée,
la malaria, la dysenterie et la sous alimentation sont des problèmes
majeurs. Seuls 3% des personnes avaient accès à des latrines
hygiéniques au lancement du programme.

-
éducation. La scolarité obligatoire n'a été instauré qu'en 1993 et le
taux de scolarité est très bas. Le travail des enfants apporte souvent
un revenu complémentaire aux familles et les filles sont mariées très
jeunes.

Tous
les ans, je reçois un carnet sur son état de santé, ses résultats
scolaires, sa vie, ses hobbies. Après chaque courrier que je lui
envoie, une personne de l'Association l'aide, ainsi que sa famille, à
me répondre et il m'envoie un dessin accompagné d'une photo de lui et
parfois de sa famille. A l'occasion de son anniversaire, les photos
montrent l'utilisation faite du don spécial.

Nazirpur n'est évidemment pas le seul endroit où intervient l'Association. Sur leur site, www.visiondumonde.fr,
des enfants, notamment au Myanmar, attendent de trouver leur parrain.
Souhaitons-leur de le trouver rapidement et, qui sait, ce sera
peut-être l'un d'entre vous...

En
ce début d'année, plutôt que des voeux traditionnels, j'avais envie de
chasser ma pudeur et de vous faire partager cette belle expérience
qu'est le parrainage, pour Binu et les autres.

Je vous souhaite, ainsi qu'à tous vos proches, tous mes voeux de bonheur, santé et solidarité pour cette année 2010.

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Stéphanie LANGLET sur Google+