En route pour Sukhothaï.

Comme la veille, mon petit-déjeuner est pris dans une gargote locale qui sert de la soupe au poulet, puis je rejoins la gare. On m'annonce que le train a une heure de retard et j'en profite pour photographier les cheminots thaïlandais, d'abord tout surpris, et les conditions de voyage dans certains trains... Le prix de mon billet inclut une boisson, un repas (riz accompagné de poulet sauce curry) et un gâteau. Le voyage dure un peu plus de trois heures et le paysage est bien plus agréable qu'entre Bangkok et Ayutthaya : temples, singes à Lopburi, montagnes, paysages ruraux, bouddhas géants perchés dans les hauteurs. J'arrive à Phitsanulok, où je dois emprunter un bus pour poursuivre vers Sukhothaï. Je me rends d'abord au Wat Phra Si Ratana Mahathat. Il est célèbre pour son bouddha de bronze doré, symbolisant la victoire de Sukhothaï sur les Khmers. C'est le bouddha le plus copié et représenté en thaïlande. 
Pourtant, ce qui m'impressionne le plus, c'est l'édifice lui-même, aux colonnes noir et or, au plafond rouge richement décoré, aux tapis anciens et aux fines incrustrations de nacre sur les murs, portes et fenêtres. De beaux vases chinois et des statuettes précieuses accompagnent le bouddha. L'ensemble est d'une finesse incroyable et j'admire le moindre détail de ces personnages, dorés ou argentés, qui décorent les panneaux de bois.


Un artiste est présent, ajoutant de la couleur à une des peintures murales en cours. D'autres, moins avancées, atttendent leur tour. Des esquisses du bouddha sont posées sur le sol. Tout n'est que délicatesse, même la posture de l'artiste en train de peindre, qui me fait penser à la grâce des Balinais.


Je retourne vers la gare pour prendre le bus pour la gare routière. La jeune femme de la consigne à bagages m'indique l'arrêt du bus numéro 1, mais je prends la mauvaise rue. Un peu plus loin, deux policiers tentent de me renseigner mais ils parlent à peine l'anglais. Ils m'indiquent de retourner vers la gare. Alors que j'ai parcouru quelques mètres, un autre policier, averti par ses collègues, me crie de continuer dans cette direction et que l'arrêt n'est qu'à quelques mètres. Je le remercie d'un grand sourire et m'amuse de voir que les policiers balisent mon parcours. Grâce à eux, un premier bus me dépose à la station principale et j'embarque pour Sukhothaï, une autre capitale historique du royaume.

Stéphanie LANGLET sur Google+