Une arrivée magique.

On pourrait croire que l'immensité du désert devient monotone après quelques instants de survol. Et pourtant j'ai passé une heure, le front collé au hublot, à contempler sa diversité.Le bleu de la mer a soudain cédé la place à l'ocre du désert. Nous commencions à survoler l'Egypte...

D'abord un désert presque roux et une côte bien découpée parcourue de rares sillons : routes asphaltées, pistes ou cours d'eau; quelques rares carrés d'habitations; puis ce que je pris d'abord pour une dépression, un vaste cours d'eau en partie asséché, rare point d'eau dans cet environnement hostile.

Les teintes du désert se sont mises à varier, tantôt presque blanches, parfois rosées, voire carrément rouges. Alors que j'admirais les courbes des dunes ressemblant à de longues vagues vers l'arrière et que nous survolions un large cours d'eau, notre avion vira à droite et le désert laissa la place, sans préavis, à une grande ville verdoyante.
Petit à petit, le désert repris sa place, mais un nouveau désert, un désert aux reliefs plus marqués et au sable beaucoup plus sombre, presque noir, presque de pierre. Une fois l'avion posé, je compris ma méprise : le désert s'était transformé en montagnes aux portes d'Hurghada.

Après avoir négocié un prix correct pour mon visa (11€) et un taxi pour le quartier de Dahar (40 LE), j'arrivais à la station de bus où on m'apprit que l'autocar pour Louxor viendrait peut-être entre 15 et 16 heures comme prévu... ou à 23 heures... ou pas du tout !
Ashraf, un jeune Egyptien faisant du commerce entre Hurghada et Louxor, m'emmena dans son hôtel à quelques mètres de la plage. Avec son aide, j'achetais une carte sim égyptienne, avant de faire le tour de quelques commerces pour son business. Nous bûmes un moscafé dans un lieu typiquement égyptien. Dans le couloir d'entrée, de grandes fresques colorées retraçaient une partie de l'histoire du pays. A l'intérieur, au milieu du puits créé par de hautes habitations, quelques chaises étaient installées dans un patio au sol recouvert de mosaïques. L'après-midi se passa tranquillement, alternant discussions sur la culture égyptienne, musulmane et européenne, et découverte du quartier des routards.
Mon premier repas égyptien fût pris sur le toit de l'hôtel : galettes de pain, le traditionnel foul (de grosses fèves brunes longuement mijotées en ragoût et relevées d'huile, de citron et de cumin; un délice !) et fromage au lait de vache, mangés avec les mains.

J'eus droit à mon premier cours d'arabe, avant de regarder sur la vieille télévision installée sur le toit, un programme... américain. Un jeune couple d'Allemands nous avaient rejoints et ne se passionnaient pas pour le programme musical égyptien que nous regardions...

Les photos : https://skydrive.live.com/?cid=4391f06a356f4ffc&sc=photos#cid=4391F06A356F4FFC&id=4391F06A356F4FFC!6403&sc=photos

Stéphanie LANGLET sur Google+

Egypte